Effets des Depenses Publiques sur la Croissance Economique dans la Sous-Region Cemac: une Analyse Comparative entre les Etats Fragiles et non Fragiles /Effects of Public Expenditure on Economic Growth in the CEMAC Sub-Region: A Comparative Analysis

English title translate as follows: Effects of Public Expenditure on Economic Growth in the Cemac Sub-Region: A Comparative Analysis between Fragile and Non-Fragile States. The CEMAC countries face enormous challenges in terms of economic growth. Public expenditure is one of the main enabling factors for economic growth. This study provides a comparative analysis of the effects of public spending on economic growth in the six countries of the CEMAC subregion by highlighting the effects of differentiated investment and consumer spending. A comparison is made between fragile or post-conflict states (Chad, Central African Republic and Congo) and non-fragile states (Cameroon, Gabon Equatorial Guinea). The study covers the period 1975-2016 and uses data from BEAC, World Bank and International Country Risk. Time series regressions using the auto-regressive staggered delay approach (ARDL) are applied. The results reveal a stable long-term relationship between public spending and the rate of economic growth in the CEMAC sub-region. Policies to increase the share of public investment expenditure at the expense of public operating expenditures are recommended. Public expenditure should also be directed towards productive development projects. /Les pays de la CEMAC sont confrontés à d’énormes défis en matière de croissance économique. Les dépenses publiques sont l’un des principaux facteurs permettant la croissance économique. Cette étude réalise une analyse comparative des effets des dépenses publiques sur la croissance économique dans les six pays de la sous-région de la CEMAC en mettant en évidence les effets différenciés des dépenses d’investissement et des dépenses de consommation. Une comparaison est faite entre les États fragiles ou sortant d’un conflit (Tchad, République centrafricaine et Congo) et les États non fragiles (Cameroun, Gabon et Guinée équatoriale). L’étude couvre la période 1975-2016 et utilise des données de la BEAC, de la Banque mondiale et de l’International Country Risk. Les régressions de séries temporelles utilisant l’approche auto-régressive à retards échelonnés (ARDL) sont appliquées. Les résultats révèlent une relation à long terme stable entre les dépenses publiques et le taux de croissance économique dans la sousrégion CEMAC. Des politiques visant à accroître la part des dépenses publiques d’investissement au détriment des dépenses publiques de fonctionnement sont recommandées. Les dépenses publiques devraient également être orientées vers des projets de développement productif.