Coopération Contre la Criminalité Transnationale : Cas de la Zone de Paix et de Coopération de l’Atlantique Sud – ZOPACAS/ Cooperation Against Transnational Crime: The Case of the Peace Zone and of Cooperation with the South Atlantic

While the threats, which transnational organized crime presented in the 1970s, were seen as secondary, the change in its nature, the increase in its risks and it being increasingly stigmatized as responsible for political instabilities and certain internal conflicts, has prompted the international community to adopt a logic of confrontation with its most threatening aspects of international security. Curiously, it is in this region, where the most threatening forms of criminality prevail, that the international security architecture presents the most deficits, despite the creation since 1986 of a mechanism for cooperation in the field of security regrouping some of its states under the name of "Zone of Peace and Cooperation of the South Atlantic". The purpose of this article is to present the reasons for the failure of the organization and its design and organizational deficits before concluding that it is more an instrument serving certain States in the region to rebalance the distribution of power at the international level, a real mechanism for security cooperation and even less for the fight against transnational crime in the region. / Alors que la menaces, que la criminalité transnationale organisée présentait dans les années 70 était considérée comme étant secondaire, le changement de sa nature, l’augmentation de ses risques et sa stigmatisation de plus en plus soutenue comme étant responsable des instabilités politiques et de certains conflits internes, a poussé la communauté internationale à s’inscrire dans une logique de confrontation avec ses aspects les plus menaçants à la sécurité internationale. Or curieusement c’est dans cette région, où sévissent les formes de criminalité les plus menaçantes, que l’architecture sécuritaire internationale présente le plus de déficits, et ce en dépit de la création depuis 1986 d’un mécanisme de coopération en matière de sécurité regroupant certains de ses Etats sous le nom de " Zone de Paix et de Coopération de l’Atlantique sud". Le présent article vise à présenter les causes de l’échec de cette organisation et les déficits qu’elle présente sur les plans de la conception et de l’organisation, avant d’arriver à la conclusion qu’il s’agit plus d’un instrument au service de certains Etats de la région pour le rééquilibrage de la distribution du pouvoir à l’échelon international, qu’un vrai mécanisme de coopération sécuritaire et encore moins de lutte contre la criminalité transnationale dans la région.