A year after the start of the crisis triggered by President Pierre Nkurunziza’s decision to run for a third term, the situation remains critical. The radicalisation of the regime, which had been steadily increasing since the second post-conflict elections in 2010 and intensified by tensions over the third term in 2015, has seen the rise of the most hard-line leaders of the ruling party. These figures are determined to do away with the institutional system established by the Arusha accord – an agreement between Hutu and Tutsi elites in 2000 which put in place an ethnic quota system for state institutions, including the army, and established a two-term presidential limit. This political strategy to dismantle the accord and the return of violent rhetoric and tactics reminiscent of the civil war, have generated great fear within Burundian society – which, although deeply alarmed, has not yet given in to politicians’ tactics of inciting ethnic hatred. With the government and opposition invited to meet in Tanzania on 21 May, it is imperative that the guarantors of the Arusha accord call on them to engage in a meaningful dialogue on the future of the peace agreement and avoid a repeat of the country’s tragic past./ Un an après le début de la crise déclenchée par la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, la situation au Burundi reste critique. Manifeste depuis les secondes élections post-conflit en 2010 et amplifiée par la querelle autour du troisième mandat en 2015, la radicalisation du régime a consacré la prééminence des éléments les plus durs du parti au pouvoir. Ceux-ci sont déterminés à tourner la page du système institutionnel issu de l’accord d’Arusha, conclu entre les élites hutu et tutsi en 2000, qui a mis en place un système de quotas ethniques au sein des institutions, y compris l’armée, et limité à deux les mandats des présidents. Le projet politique de démantèlement d’Arusha et le retour des discours et pratiques de violence du passé répandent une grande peur dans la société burundaise. Tétanisée, cette dernière n’a pas encore cédé à la manipulation ethnique mais les tentatives de ré-ethnicisation des antagonismes sont bel et bien à l’œuvre. Alors que le gouvernement et l’opposition sont invités à se rencontrer en Tanzanie le 21 mai, il est impératif que les garants de l’accord d’Arusha demandent aux parties de s’engager dans un véritable dialogue sur le futur de l’accord de paix afin d’éviter que l’histoire douloureuse du pays ne se répète.